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Affichage des articles du décembre, 2025
Décès de Brigitte Bardot
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Et Dieu créa la femme, Roger Vadim, 1956 Brigitte Bardot nous a quitté à l’âge de 91 ans. On la savait en mauvaise santé depuis quelques mois, les hospitalisations se suivant. C’est un monument du cinéma qui disparait. Non pas que sa filmographie soit des plus fournies et des meilleures, mais par le fait qu’elle a marqué son temps. Elle existait bien entendu avant Et Dieu créa la femme, mais c’est bien le film de Roger Vadim qui en fit une célébrité et une icône de la modernité. Saint-Tropez, c’est elle, mais il y a ce qui allait avec cette image, la liberté, lé décontraction, la volonté de chercher le bonheur. Femme émancipée avant l’heure, elle a été un modèle pour de nombreuses femmes françaises et au-delà. Ses relations masculines ont défrayé la chronique. Elle s’est mariée avec un autre acteur célèbre à son époque, Jacques Charrier, mais elle a refusé de s’occuper de son fils ! Elle se retirera du cinéma à l’âge de 38 ans, elle avait tourné une quarantaine de films ...
Fini les boniments, Jean-Louis Martin, Monde Presse, 1944
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Les années noires de la collaboration sont une source presqu’inépuisable pour la littérature noire. Fini les boniments qui porte curieusement comme titre intérieur Assez de boniments , relate l’ascension d’un petit voyou de Montmartre dans les milieux du marché noir où se traitent avec l’occupant des affaires rapportant des millions de francs. L’histoire se situe juste avant la défaite allemande en Russie. Le véritable auteur de cet ouvrage écrit en 1944, c’est-à-dire au moment où les Allemands ont quitté Paris, est Jean Cusset, un première fois le roman sort sous le titre de Assez les boniments , bien que le titre sur la couverture soit Fini les Boniments. Il est publié sous les hospices de la maison d’édition Monde-presse qui est une émanation de l’association entre Jean Cusset et Maurice Giffard . Il republiera ensuite cet ouvrage sous le titre de Ce bon monsieur Fred en 1949 chez Fournier-Valdes sous...
Michel Chlastacz, Le polar des années noires, Encrages, 2025
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Les années d’Occupation ont été des années bouleversantes dans tous les sens du terme. Époque violente où la canaille s’en donnait à cœur joie en « collaborant » pour son propre bénéfice avec les nazis, elle a engendré une criminalité inédite. Elle a donc été une source d’inspiration pour de nombreux auteurs, pendant, Léo Malet par exemple, et après, les cinq premiers San-Antonio sont tous centrés sur cette période, et plus récemment on a encore revisité cette période sinistre avec par exemple l’excellent ouvrage de Dominique Manotti, Le corps noir [1] , ou encore la série de Romain Slocombe qui met en scène l’inspecteur Sadorski. Mais ainsi que le montre Chlastazc, et contrairement à une idée reçue, le roman policier, que ce soit sous sa forme du roman à énigme, ou sous sa forme du roman d’atmosphère à la Simenon, n’avait pas disparu. Dans cette période confuse où la lecture était un moyen de s’évader des tracas de la vie quotidienne, bien au contraire le polar à ...
Vingt plus deux, Twenty Plus Two, Joseph M. Newman, 1961
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Joseph M. Newman est un réalisateur prolifique qui a touché à tous les genres, films de guerre, films noirs, beaucoup de westerns aussi. Son éclectisme l’a éloigné d’une reconnaissance comme un auteur. Mais cela ne signifie pas qu’il n’est pas un bon technicien qui sait se servir d’un bon scénario quand on lui en donne un. Cependant ici, il s’agit plutôt d’un film de Frank Gruber. C’est en effet ce dernier qui en a écrit le scénario et qui l’a produit. Frank Gruber a été un des piliers du roman noir, souvent avec des intrigues très classiques comme ici, il a beaucoup donner au cinéma. On pourrait le situer, surtout dans ce film, comme un tenant de l’école de Raymond Chandler, avec la recherche des origines du crime dans le passé, et donc l’enquête qui conduit le héros à l’errance avant qu’il ne redresse les torts. Cependant nous sommes en 1961. Et donc ce qu’on appelle le cycle classique du film noir est déjà terminé depuis quelques années. Twenty Plus Two va montrer q...
Scotland Yard appelle le FBI, The Weapon, Val Guest, 1956
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Dans notre exploration du film noir, on rencontre de temps en temps Val Guest. C’est un réalisateur qui la plupart du temps a été cantonné à des films de série B ou à petit budget, mais il ne manquait pourtant pas de savoir-faire. D’origine britannique, il a surtout travaillé pour la Hammer. The Weapon est sans doute un film qui a été financé avec des recettes de films Américains bloquées en Angleterre et qui devait donc être réinvesties dans le financement de films locaux. C’est pourquoi on retrouve des vedettes américaines, assez connues, en tête d’affiche, mais ce sont aussi deux vedettes que les studios hollywoodiens ne savaient pas quoi faire. On trouvait ce système jusqu’au début des années soixante en Angleterre aussi bien qu’en France. Cette mesure protectionniste avait été justifiée par la situation difficile des économies européennes au lendemain de la guerre, mais c’était aussi une condition pour que ces pays s’ouvrent un peu plus largement au cinéma hollywoodien. ...