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Il pentito, Pasquale Squitieri, 1985

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  Si on se fie à la laideur de l’affiche, alors que les Italiens ont été longtemps les maîtres dans cet exercice, on évitera le film ! cette   pellicule s’inspire plus ou moins – plutôt moins d’ailleurs comme on va le voir – de la vie de Tommaso Buschetta, un personnage sulfureux hors du commun qui inaugurera la mode des repentis en Italie. Il avait acquis une telle position dans la mafia qu’on l’appelait le boss des deux continents, à cause de ses fréquents voyages en Amérique et de ses nombreuses relations des deux côtés de l’Atlantique. Perdant un peu pied dans la guerre que certains mafieux livraient aux Corléonais de Toto Riina, il s’était exilé au Brésil où il avait créé un deuxième foyer. Au moins deux films lui ont été consacrés, d’abord celui de Squitieri qui est assez éloigné de la réalité, entre autres choses parce qu’il a été tourné en 1985 et que Buscetta avait encore beaucoup à raconter sur la mafia et sur lui-même. Du reste tous les noms auront été changé...

Corleone, Pasquale Squitieri, 1978

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Le poliziottesco est, à côté du giallo l’autre manière d’approcher le film noir à la mode italienne. Il se décline en trois sous-genres, le film centré sur les problèmes de la police, le film centré sur les problèmes de la société face au crime, et enfin le film de mafia. Il faut le répéter une fois de plus, le film de mafia à l’italienne n’a pas attendu pour exister le succès planétaire du film de Coppola, The Godfather. Il remonte clairement aux années quarante, et cette thématique permit à des réalisateurs comme Pietro Germi ou Damiano Damiani de faire peut-être leurs plus beaux films. Pasquale Squitieri est bien moins connu. Cependant il partagea pendant longtemps la vie de Claudia Cardinale avec qui il eut une fille, et qu’il fit tourner dans un grand nombre de ses réalisations.   Dans le début des années soixante-dix, il était très politisé, voir révolutionnaire, ce qui explique que souvent ses films de mafia proposent une lecture politique du crime organisé. Par la suite i...

Fauda saison 5, Omri Givon, 2026

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Je ne regarde guère de séries, une des raisons, est que cela prend bien trop de temps et oblige pratiquement à rester à regarder les épisodes les uns derrière les autres en oubliant la vie et le reste. Mais je fais quelques exceptions. La série Fauda est maintenant bien connue dans le monde entier. Et il est probable que la cinquième saison sera aussi la dernière. Son succès qui repose sans doute sur une bonne dose de réalisme l’a amenée à être financée par Netflix. J’ai déjà parlé de la saison 1 [1] et de la saison 4 [2] . Il y a beaucoup de raisons à apprécier cette série en général, d’abord parce qu’elle parle d’un sujet des plus brûlants, le terrorisme palestinien sur fond de guerre, ensuite parce qu’elle est très noire et très ambiguë, et enfin parce qu’elle a des qualités techniques évidentes. Cela fait onze ans qu’elle dure, et évidemment elle a beaucoup évolué par la force des choses, la guerre dans cette région du monde est omni présente et beaucoup ont pris fait et cause ...