Articles

L'assassino è costretto ad uccidere ancora, Luigi Cozzi, 1975

Image
  Le titre à rallonge est typique du giallo des années soixante-dix. Luigi Cozzi qui avait travaillé sur le scénario de 4 mosche di velluto grigio de Dario Argento, avait d’ailleurs titré d’abord son film Il ragno, histoire de rappeler le bestiaire d’Argento qui était à la mode à ce moment-là. Ce film connut de nombreuses vicissitudes. Tourné en 1973, il ne sortit que deux ans plus tard, pour des raisons, dit-on de censure, et donc la version qui fut distribuée en Italie était une version amputée de ses scènes les plus violentes au contenu sexuel trop explicite. Luigi Cozzi n’a pas laissé une grande empreinte en tant que réalisateur. Il a même obtenu une nomination aux Razzie Awards pour le pire scénario pour son film Hercules  ! Il a donné beaucoup pour le cinéma de genre. De tous les genres. Horreur, science-fiction, aventure. À ma connaissance, L'assassino è costretto ad uccidere ancora n’a même pas été distribué dans les salles en France. C’est un film à tout petit budge...

Les âmes nues, Dial 1119, Gerald Mayer, 1950

Image
Ne cherchez pas le nom de Gerald Mayer dans les grandes analyses du cinéma sérieux ou de premier plan, vous ne le trouveriez pas. Il est connu essentiellement pour ce film et parce qu’il était aussi le neveu de Louis B. Mayer le grand patron et fondateur de la MGM. Il n’a pas fait une carrière étincelante au cinéma, mais il a travaillé énormément pour la télévision jusque dans les années quatre-vingts sur des séries avec une dominante de noir, Mannix, Serpico, Night Heat, etc. Dial 1119 est un petit film de série B que peut de monde cite. Il ne dure qu’à peine une heure et quart, et bien sûr ce film tourné entièrement en studio n’a disposé que d’un tout petit budget. A priori le sujet est banal, un tueur un peu dérangé retient dans un bar une demi-douzaine de personnes et menace de les tuer. Le traitement est pourtant original, tant au niveau du scénario que de la mise en scène. Non seulement il déplace le sujet de l’affrontement, renversant l’idée première qu’on se fait du tueur, ma...

Les menteurs, Edmond T. Gréville, 1961 – d’après Frédéric Dard.

Image
  C’est un film très rare, longtemps très difficile à voir. J’ai mis des années avant d’y mettre la main dessus.  Les menteurs,  c’est d’abord l’adaptation d’un roman de Frédéric Dard,  Cette mort dont tu parlais.  Ce roman paru en 1957 s’inscrit au début de la longue série des romans noirs que Frédéric Dard signa de son nom au Fleuve noir. Il y en a trente-deux publiés dans la collection « spécial police », et à cette époque les « Frédéric Dard » se vendent un petit peu mieux que les « San-Antonio ». Ça va changer au début des années soixante quand San-Antonio prendra l’ascendant sur Frédéric Dard, mais en attendant, Frédéric Dard tire des revenus de la vente de ses histoires au cinéma et aussi de son travail d’adaptateur. Précisons que  Cette mort dont tu parlais  est excellent sur tous les plans, parfaitement maitrisé dans sa mécanique, il est sobrement et superbement écrit.   Ici Frédéric Dard est adaptateur ave...