Violence, Jack Bernhard, 1947
Jack Bernhard est bien connu de amateurs du genre comme un petit maître du film noir. On lui doit Decoy, réalisé en 1946 [1] et Blonce Ice, qui date de 1948 [2] , deux films majeurs de série B, complètement fauchés, mais superbes à bien des égards. Ce sont toujours des films complètement fauchés qui tiennent avec des bouts de ficelle, mais qui révèlent un grand talent, avec des idées visuelles toujours très originales. Violence est un peu particulier, en ce sens qu’il se trouve au moment où l’HUAC va lancer son œuvre de destruction massive contre le cinéma qui ne serait pas assez anticommuniste à son goût. Or Violence prend le contrepied exact du film anticommuniste et va montrer qu’à l’inverse les Etats-Unis sont menacés essentiellement par des mouvements d’extrême-droite. Le Ku-Kux-Klan sera très souvent visé par le cinéma comme une entreprise de déstabilisation du pays, par exemple dans Storm Warning [3] . Il faut se souvenir qu’à son origine l’HUAC, c’est-à-dire avant la...