The Night Runner, Abner Biberman, 1957
Le film noir s’est souvent penché sur les problèmes psychiatriques qu’un assassin ou un gangster ou un voleur pouvait avoir, ce qui expliquerait une partie de son comportement déviant. Dans cette catégorie de films on trouve un peu de tout, mais souvent il y a une interrogation sur l’efficacité de la médecine et des institutions. En 1948 Budd Boetticher tournait Behind Locked Doors, un film très critique sur l’enfermement et toutes les turpitudes qui peuvent se passer derrière les murs [1] . Ce thème sera repris par Samuel Fuller en 1963 dans Schock Corridor, en montrant que si en entrant dans un hôpital psychiatrique, même si on n’était pas fou, on a de bonnes raisons de le devenir. Ici le propos n’est pas tout à fait le même. Le scénario tiré d’une nouvelle éponyme de Owen Cameron, développe l’idée que le sous-développement de la médecine psychiatrique revient à remettre en liberté des gens qui ne sont pas tout à fait guéris. L’auteur est assez peu connu, il a écrit quelques ouvrag...