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Donnie Brasco, Mike Newell, 1997

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    Un film de mafia, sous-genre : l’infiltration par les agents du FBI. Pour faire une meilleure publicité pour le lancement de ce film, on a prétendu qu’il s’agissait là d’une histoire vraie. Effectivement elle est inspirée de la vie de Joe Pistone, agent du FBI infiltré sous le nom de Donnie Drasco auprès de Benjamin « Lefty » Ruggiero. Ces deux personnages ont bien existé et l’activité de Joe Pistone a bien aboutie à l’arrestation de Ruggiero qui ne sortira de prison que pour mourir d’un cancer. Pour preuve de la véracité du récit, c’est le livre de Joe Pistone qui a servi de base au scénario. Cependant, comme on le sait, les scénaristes d’Hollywood ont un art consommé pour s’écarter avec une grande facilité de ce qu’on pourrait appeler la vérité historique. Les deux acteurs principaux, Al Pacino et Johnny Depp ne ressemblent en rien à leur modèle. Le vrai Joe Pistone sur les photos est représenté par un homme à la calvitie avancée, et un physique de dém...

L’incident, The incident, Larry Peerce, 1967

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Larry Peerce a eu son petit succès dans les années soixante. Cinéaste très newyorkais, il se fit d’abord connaitre en 1964 avec One Potato, Two Potatoes, un film qui abordait les relations sexuelles interraciales. On en était encore à se battre pour les droits civiques de la minorité afro-américaine. Mais contrairement à ce qui est souvent répété, ce n’était pas le premier film qui allait dans ce sens. En 1959 il y avait eu le film de John Cassavetes, Shadows, qui abordait par une voie moins militante cette question. The Incident est, il me semble le premier film qui aborde la question de la dangerosité de non seulement de la ville la nuit, mais aussi du métro. Depuis il y en a eu pas mal dont trois adaptations avec succès en 1974, 1998 et 2009 du roman de John Godey, The Taking of Pelham One Two Three. Les films à suspense qui utilise le métro comme décor se divisent en deux, il y a le métro comme labyrinthe et possibilité de fuite, par exemple dans le samouraï de Melville, et puis...

The Night Runner, Abner Biberman, 1957

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Le film noir s’est souvent penché sur les problèmes psychiatriques qu’un assassin ou un gangster ou un voleur pouvait avoir, ce qui expliquerait une partie de son comportement déviant. Dans cette catégorie de films on trouve un peu de tout, mais souvent il y a une interrogation sur l’efficacité de la médecine et des institutions. En 1948 Budd Boetticher tournait Behind Locked Doors, un film très critique sur l’enfermement et toutes les turpitudes qui peuvent se passer derrière les murs [1] . Ce thème sera repris par Samuel Fuller en 1963 dans Schock Corridor, en montrant que si en entrant dans un hôpital psychiatrique, même si on n’était pas fou, on a de bonnes raisons de le devenir. Ici le propos n’est pas tout à fait le même. Le scénario tiré d’une nouvelle éponyme de Owen Cameron, développe l’idée que le sous-développement de la médecine psychiatrique revient à remettre en liberté des gens qui ne sont pas tout à fait guéris. L’auteur est assez peu connu, il a écrit quelques ouvrag...