Une légende urbaine tenace sur la carrière de Jean Gabin après la Seconde Guerre mondiale
Au-delà des grilles de René Clément, 1949 On raconte, sans le vérifier, que la carrière de Jean Gabin après la Libération était stagnante et qu’elle sera relancée par le film de Jacques Becker, Touchez-pas au grisbi. C’est totalement erroné. Certes le succès commercial de ce film qui date de 1954 a été exceptionnel. Mais entre 1946 et 1954, Jean Gabin n’est pas resté inactif. Regardons les chiffres des entrées donnés par le site Box office story . Entre ces deux dates, il tourne 13 films dont 4 font plus de 2 000 000 d’entrées en France, sans compter l’étranger, et un, La minute de vérité, en 1952 fait plus de 3 000 000 d’entrées. Le seul film qui peut être considéré comme un échec commercial dans cette liste est Pour l’amour du ciel, un film de Luigi Zampa sur le thème des rapports entre la réalité et l’au-delà. Dans cette période il développe des personnages de truand menant une double vie, comme dans Miroir ou dans Leur dernière nuit, personnages qui préf...