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Le conformiste, Il conformista, Bernardo Bertolucci, 1970

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  Quand Bertollucci décide de tourner Il conformista, il est encore un jeune réalisateur prometteur qui a obtenu un succès critique avec Prima della rivoluzione. Il vient de tourner Strategia del ragno. Comme beaucoup de cinéastes italiens à cette époque, il est très engagé politiquement – il rejoindra la Parti communiste italien en 1968 – et se définit comme marxiste. Mais il est aussi considéré comme avant-gardiste dans la forme. Cependant, et justement avec Il conformista, il va donner une inflexion plus grand public à ses films, tout en gardant un point de vue politique, point de vue qu’au fil du temps il abandonnera. Il tournera ensuite Ultimo tango a Parigi avec Marlon Brando, film sulfureux et provocateur qui sera un immense succès planétaire. Il progressera en signant des films de plus en plus couteux jusqu’à L'ultimo imperatore en 1987 pour lequel il obtiendra l’Oscar du meilleur réalisateur. Sa carrière se perdra ensuite dans des films chichiteux, très coûteux et sans ...

Xavier Giannoli, Des rayons et des ombres, 2026

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Ces derniers temps plusieurs films sont revenus sur les années noires de la Seconde Guerre mondiale, de l’Occupation et de la Résistance, notamment le diptyque La bataille de Gaulle d’Antonin Baudry qui, comme son titre l’indique vise à glorifier l’action du général de Gaulle dans la Résistance non seulement aux Allemands, mais aussi aux Etats-Unis qui tentaient d’évincer de Gaulle pour faire de la France une colonie directement administrée par eux, comme le Japon, l’Allemagne ou l’Italie. Ces films ont donné lieu à des grandes discussions, avec des points de vue assez opposés. Il y a eu, et il y a encore au moment où j’écris, le film en deux volets d’Antonin Baudry, La Bataille de gaulle, qui malgré un démarrage un peu poussif trouve son public peu à peu, le bouche-à-oreille étant plutôt bon. Comme son titre l’indique ce film traite de la Résistance au sens large contre l’occupation allemande. Le film de Xavier Giannoli a un point de vue très différent, il s’intéresse aux collaborat...

Vacances du 1er août au 1er septembre

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  Après une année éprouvante, on a besoin d'un peu de repos et aussi d'un peu de fraicheur ! On se retrouve au début du mois de septembre, en espérant que d'ici là le monde se remettra un peu d'aplomb ! Je vais en profiter pour aller voir les films que j'ai loupé, me mettre à jour ! Bonnes vacances à tous.

Costa-Gavras, Va où il est impossible d’aller, Le seuil, 2018.

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C’est pour moi assez compliqué de discuter des mémoires cinématographiques de Costa-Gavras. En effet c’est un réalisateur qui a eu une carrière étrange. Il a commencé par tourner en 1965 un petit film policier sympathique adapté d’un livre de Sébastien Japrisot, Compartiment tueur qui a bien marché, puis en 1967 il a tourné un film sur la résistance, Un homme de trop, mais il n’a trouvé sa voix qu’en 1969 avec Z. C’était donc après 1968 qu’il s’est révélé un réalisateur militant. Il a eu quelques succès qui l’ont amené à se faire financer par les Etats-Unis et il obtiendra même deux Oscar, l’un pour le meilleur film étranger pour Z, et l’autre pour Missing pour le scénario, et une Palme d’or à Cannes toujours pour Missing . Ce préambule montre deux choses. D’abord que le cinéaste Costa-Gavras est un enfant de Mai 68, même si sa formation est antérieure. Mais également que s’il a trouvé un écho de l’autre côté de l’Atlantique c’est qu’Hollywood à cette époque était bien plus...