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Les âmes nues, Dial 1119, Gerald Mayer, 1950

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Ne cherchez pas le nom de Gerald Mayer dans les grandes analyses du cinéma sérieux ou de premier plan, vous ne le trouveriez pas. Il est connu essentiellement pour ce film et parce qu’il était aussi le neveu de Louis B. Mayer le grand patron et fondateur de la MGM. Il n’a pas fait une carrière étincelante au cinéma, mais il a travaillé énormément pour la télévision jusque dans les années quatre-vingts sur des séries avec une dominante de noir, Mannix, Serpico, Night Heat, etc. Dial 1119 est un petit film de série B que peut de monde cite. Il ne dure qu’à peine une heure et quart, et bien sûr ce film tourné entièrement en studio n’a disposé que d’un tout petit budget. A priori le sujet est banal, un tueur un peu dérangé retient dans un bar une demi-douzaine de personnes et menace de les tuer. Le traitement est pourtant original, tant au niveau du scénario que de la mise en scène. Non seulement il déplace le sujet de l’affrontement, renversant l’idée première qu’on se fait du tueur, ma...

Les menteurs, Edmond T. Gréville, 1961 – d’après Frédéric Dard.

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  C’est un film très rare, longtemps très difficile à voir. J’ai mis des années avant d’y mettre la main dessus.  Les menteurs,  c’est d’abord l’adaptation d’un roman de Frédéric Dard,  Cette mort dont tu parlais.  Ce roman paru en 1957 s’inscrit au début de la longue série des romans noirs que Frédéric Dard signa de son nom au Fleuve noir. Il y en a trente-deux publiés dans la collection « spécial police », et à cette époque les « Frédéric Dard » se vendent un petit peu mieux que les « San-Antonio ». Ça va changer au début des années soixante quand San-Antonio prendra l’ascendant sur Frédéric Dard, mais en attendant, Frédéric Dard tire des revenus de la vente de ses histoires au cinéma et aussi de son travail d’adaptateur. Précisons que  Cette mort dont tu parlais  est excellent sur tous les plans, parfaitement maitrisé dans sa mécanique, il est sobrement et superbement écrit.   Ici Frédéric Dard est adaptateur ave...

Une légende urbaine tenace sur la carrière de Jean Gabin après la Seconde Guerre mondiale

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Au-delà des grilles de René Clément, 1949   On raconte, sans le vérifier, que la carrière de Jean Gabin après la Libération était stagnante et qu’elle sera relancée par le film de Jacques Becker, Touchez-pas au grisbi. C’est totalement erroné. Certes le succès commercial de ce film qui date de 1954 a été exceptionnel. Mais entre 1946 et 1954, Jean Gabin n’est pas resté inactif. Regardons les chiffres des entrées donnés par le site Box office story . Entre ces deux dates, il tourne 13 films dont 4 font plus de 2 000 000 d’entrées en France, sans compter l’étranger, et un, La minute de vérité, en 1952 fait plus de 3 000 000 d’entrées. Le seul film qui peut être considéré comme un échec commercial dans cette liste est Pour l’amour du ciel, un film de Luigi Zampa sur le thème des rapports entre la réalité et l’au-delà. Dans cette période il développe des personnages de truand menant une double vie, comme dans Miroir ou dans Leur dernière nuit, personnages qui préf...

No Other Choice, (어쩔수가없다) Park Chan-wook, 2025

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  Park Chan-wook, un des représentants les plus connus du cinéma coréen, s’est fait connaitre avec des films noirs, très glauques, des films qui possèdent un humour très singulier, Sympathy for Myster Vengeance en 2002 , Lady Vengeance en 2005 qui forment en quelque sorte de triptyque sur le thème de la vengeance avec Old Boy en 2003. Ce dernier film qui avait obtenu le Grand prix du jury au festival de Cannes en 2004, a été aussi un grand succès commercial, notamment en Corée du Sud. Ce sont des films grinçants, un peu désespérés aussi. Park Chan-wook est par ailleurs un réalisateur très engagé sur le plan politique, en 2016 et 2017 c’est pour avoir critiqué la présidente Park Guen-hye qu’il s’est retrouvé sur la liste noire du ministère de la culture, une liste de 10 000 personnes ! Il peut être classé à l’extrême-gauche, marxiste si on veut. Une tendance qui est assez importante en Corée du Sud, c’était également le cas du regretté Kim Ki-duk, cinéaste avec lequel...