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Le criminel aux abois, Nowhere to Go, Seth Holt, 1958

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Seth Holt est surtout et avant tout un producteur, mais il a réalisé quelques films de genre. Sur ce film noir qu’il a signé, il s’est fait aider pour sa réalisation par Basil Dearden qui déjà à cette époque était un spécialiste du film noir dans sa version anglaise. Il est assez difficile de dire qui a fait quoi, même si une bonne connaissance de l’œuvre de Basil Dearden nous aide à comprendre un petit peu. Le financement a été monté avec des fonds qui étaient bloqués en Angleterre sur les recettes que la MGM avait réalisées avec ses films. Comme on le sait une grosse partie des recettes des films étatsuniens était bloquée et devait être réinvesti dans des productions locales alors que l’économie à la Libération était exsangue en Europe. Ces mesures protectionnistes fonctionnaient également en France. Elles étaient prises pour assurer le redressement des productions nationales. Il reste d’ailleurs une trace de cette pratique sous la forme en France de la TSA – taxe spéciale addition...

Martin Barnier et Laurent Juiller, Une brève histoire du cinéma, 1895-2025, Fayard, 2025

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Le cinéma, comme on le répète souvent est le dernier des arts inventés, et le seul qui soit apparu à l’ère industrielle. On l’appelle le Septième Art. Il est donc naturellement un produit du capitalisme et de la technique. Bien évidemment il n’est pas que cela et il a produit de véritables œuvres d’art, des films qu’on peut voir et revoir sans jamais se lasser. Contrairement à la lecture, il est également dès ses débuts ouvertement un art qui recherche sa rentabilité auprès d’un vaste public, sans négliger les classes les plus basses. C’est un art de masse [1] . Et il fut longtemps le premier loisir de la classe ouvrière. La question qui se pose est la suivante, comment retracer l’histoire du cinéma, fusse brièvement ? On peut par exemple égrener une sorte de catalogue qui créerait un répertoire des œuvres cinématographique importante, et en faire ressortir une sorte d’évolution. Ce serait une histoire progressiste de ce médium qui irait du moins bon vers le meilleur. Mais c...

Le monde de San-Antonio, n° 104, 2026

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    Le monde de San-Antonio est le périodique de l’Association des amis de San-Antonio. On y parle de Frédéric Dard sous un peu toutes ces identités. Mais ça déborde pas mal ! Ce numéro du printemps/été 2026 est très intéressant – du moins pour des gens comme moi ! D’abord il y a un fort dossier sur Michel Gourdon, l’illustre illustrateur du Fleuve Noir qui a beaucoup donné pour faire les couvertures des éditions de San-Antonio, Frédéric Dard et autres Frédéric Charles. On a une très belle présentation de notre ami Jacques Bernard, dit le Piton, suivie d’une interview de Michel Gourdon lui-même qui aura été assez mal traité et abandonné par son éditeur qui remplaça son imagination par des photos assez laides. Jacques nous dit fort justement que ses illustrations qui ne s’arrêtèrent pas à Frédéric Dard et ses pseudos – même si l’abondance des titres publiés par lui en fit un des auteurs les plus illustrés par Gourdon – participèrent au succès de la maison. Ce n’est ...

Les granges brulées, Jean Chapot, 1973

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C’est un film qui a eu mauvaise réputation, notamment à cause des disputes entre les deux principaux acteurs et le réalisateur que Delon renverra et remplacera à la réalisation bien que ce film ne porte que la signature de Jean Chapot. À cette époque Alain Delon faisait la pluie et le beau temps sur les tournages, même quand il n’était pas producteur en titre. Il était au plus haut et ses films se vendaient très bien dans le monde entier, particulièrement en Italie où son aura était plus grande qu’en France. Mais, comme on va le voir, ce n’est pas un fiasco, ni commercial, ni artistique. C’est un film qui a des qualités nombreuses, malgré un scénario un peu paresseux, c’est-à-dire pas assez travaillé et qui a été assez apprécié du public. L’histoire est une sorte de drame paysan qui ressemble assez à l’ambiance de L’affaire Dominici de Claude Bernard-Aubert avec Jean Gabin qui sortira la même année que Les Granges brulées et qui pourrait remonter jusqu’à Goupi mains rouges. Je ne s...