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Costa-Gavras, Va où il est impossible d’aller, Le seuil, 2018.

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C’est pour moi assez compliqué de discuter des mémoires cinématographiques de Costa-Gavras. En effet c’est un réalisateur qui a eu une carrière étrange. Il a commencé par tourner en 1965 un petit film policier sympathique adapté d’un livre de Sébastien Japrisot, Compartiment tueur qui a bien marché, puis en 1967 il a tourné un film sur la résistance, Un homme de trop, mais il n’a trouvé sa voix qu’en 1969 avec Z. C’était donc après 1968 qu’il s’est révélé un réalisateur militant. Il a eu quelques succès qui l’ont amené à se faire financer par les Etats-Unis et il obtiendra même deux Oscar, l’un pour le meilleur film étranger pour Z, et l’autre pour Missing pour le scénario, et une Palme d’or à Cannes toujours pour Missing . Ce préambule montre deux choses. D’abord que le cinéaste Costa-Gavras est un enfant de Mai 68, même si sa formation est antérieure. Mais également que s’il a trouvé un écho de l’autre côté de l’Atlantique c’est qu’Hollywood à cette époque était bien plus...

L’Odyssée, Odysseus, Christopher Nolan, 2026

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J’aime bien en général Matt Damon comme acteur. Beaucoup moins le réalisateur Christopher Nolan qui fait de grosses daubes sans intérêt, bourrées d’effets spéciaux, avec des budgets déments. Rappelons que Dunkerque avait été très critiqué dans sa lecture tendancieuse de cet épisode historique, notamment parce que le scénario avait juste oublié les 120 000 soldats français, mais enfin les cinéastes étatsuniens sont habitués à trafiquer les vérités historiques [1] . L'Odyssée  c’est une facture de 375 millions, avec un budget de production de 250 millions de dollars et un budget marketing estimé à 125 millions.   L’énormité de ce budget marketing explique pourquoi sur toutes les chaines de télévision on voit des journalistes lèche-bottes assurer le service après-vente du film, ils sont payés pour ça. Par comparaison un film français un peu cher, c’est 10 millions d’euros. La distribution se veut prestigieuse, elle est donc très chère. Matt Damon aurait déjà touché pour ...

Donnie Brasco, Mike Newell, 1997

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    Un film de mafia, sous-genre : l’infiltration par les agents du FBI. Pour faire une meilleure publicité pour le lancement de ce film, on a prétendu qu’il s’agissait là d’une histoire vraie. Effectivement elle est inspirée de la vie de Joe Pistone, agent du FBI infiltré sous le nom de Donnie Drasco auprès de Benjamin « Lefty » Ruggiero. Ces deux personnages ont bien existé et l’activité de Joe Pistone a bien aboutie à l’arrestation de Ruggiero qui ne sortira de prison que pour mourir d’un cancer. Pour preuve de la véracité du récit, c’est le livre de Joe Pistone qui a servi de base au scénario. Cependant, comme on le sait, les scénaristes d’Hollywood ont un art consommé pour s’écarter avec une grande facilité de ce qu’on pourrait appeler la vérité historique. Les deux acteurs principaux, Al Pacino et Johnny Depp ne ressemblent en rien à leur modèle. Le vrai Joe Pistone sur les photos est représenté par un homme à la calvitie avancée, et un physique de dém...

L’incident, The incident, Larry Peerce, 1967

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Larry Peerce a eu son petit succès dans les années soixante. Cinéaste très newyorkais, il se fit d’abord connaitre en 1964 avec One Potato, Two Potatoes, un film qui abordait les relations sexuelles interraciales. On en était encore à se battre pour les droits civiques de la minorité afro-américaine. Mais contrairement à ce qui est souvent répété, ce n’était pas le premier film qui allait dans ce sens. En 1959 il y avait eu le film de John Cassavetes, Shadows, qui abordait par une voie moins militante cette question. The Incident est, il me semble le premier film qui aborde la question de la dangerosité de non seulement de la ville la nuit, mais aussi du métro. Depuis il y en a eu pas mal dont trois adaptations avec succès en 1974, 1998 et 2009 du roman de John Godey, The Taking of Pelham One Two Three. Les films à suspense qui utilise le métro comme décor se divisent en deux, il y a le métro comme labyrinthe et possibilité de fuite, par exemple dans le samouraï de Melville, et puis...