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L’incident, The incident, Larry Peerce, 1967

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Larry Peerce a eu son petit succès dans les années soixante. Cinéaste très newyorkais, il se fit d’abord connaitre en 1964 avec One Potato, Two Potatoes, un film qui abordait les relations sexuelles interraciales. On en était encore à se battre pour les droits civiques de la minorité afro-américaine. Mais contrairement à ce qui est souvent répété, ce n’était pas le premier film qui allait dans ce sens. En 1959 il y avait eu le film de John Cassavetes, Shadows, qui abordait par une voie moins militante cette question. The Incident est, il me semble le premier film qui aborde la question de la dangerosité de non seulement de la ville la nuit, mais aussi du métro. Depuis il y en a eu pas mal dont trois adaptations avec succès en 1974, 1998 et 2009 du roman de John Godey, The Taking of Pelham One Two Three. Les films à suspense qui utilise le métro comme décor se divisent en deux, il y a le métro comme labyrinthe et possibilité de fuite, par exemple dans le samouraï de Melville, et puis...

The Night Runner, Abner Biberman, 1957

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Le film noir s’est souvent penché sur les problèmes psychiatriques qu’un assassin ou un gangster ou un voleur pouvait avoir, ce qui expliquerait une partie de son comportement déviant. Dans cette catégorie de films on trouve un peu de tout, mais souvent il y a une interrogation sur l’efficacité de la médecine et des institutions. En 1948 Budd Boetticher tournait Behind Locked Doors, un film très critique sur l’enfermement et toutes les turpitudes qui peuvent se passer derrière les murs [1] . Ce thème sera repris par Samuel Fuller en 1963 dans Schock Corridor, en montrant que si en entrant dans un hôpital psychiatrique, même si on n’était pas fou, on a de bonnes raisons de le devenir. Ici le propos n’est pas tout à fait le même. Le scénario tiré d’une nouvelle éponyme de Owen Cameron, développe l’idée que le sous-développement de la médecine psychiatrique revient à remettre en liberté des gens qui ne sont pas tout à fait guéris. L’auteur est assez peu connu, il a écrit quelques ouvrag...

Daniel Mermet et Olivier Azam, Howard Zinn. Une histoire populaire américaine 2 , 2026

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Daniel Mermet et Olivier Azam ont conçu une trilogie autour de la figure d’Howard Zinn. Celui-ci est un militant anarchiste et un peu gauchiste. Par conviction antifasciste il s’engagea dans l’armée étatsunienne, puis revenu de cette épreuve, il entreprit de faire des études qui lui ont permis de devenir professeur d’université. Il épousa toutes les causes de la gauche étatsunienne, la lutte contre la discrimination raciale, la lutte contre la guerre du Vietnam et bien entendu le soutien au mouvement féministe. Mais il est surtout connu maintenant pour son Histoire populaire des Etats-Unis, publiée en 1980, puis rééditée constamment dans des versions améliorées. L’idée générale est de regarder l’histoire de ce pays du point de vue des classes inférieures, ou des vaincus. Le point de vue est séduisant, et son livre a donné beaucoup d’idées, engendrant par exemple une série de documentaires parrainés par Oliver Stone pour la télévision qui est sortie en 2012 sous le titre Une autre histo...

San-Antonio, Emballage cadeau, Les Amis de San-Antonio, 2026

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Je ne suis pas très fétichiste comme certains amis qui collectionnent tout ce qui touche à l’œuvre multiforme de Frédéric Dard, les marques pages, les mugs, les montres, etc. plusieurs romans signés San-Antonio ont été adaptés en bandes dessinées. La plupart sont assez peut intéressantes, mais j’ai par contre de la tendresse pour celles réalisées par Hanry Blanc et par Robert Mallat. Une des raisons vient de ce que j’achetais France Soir pour lire les bandes dessinées, bien que je connusse déjà les histoires adaptées pour les avoir lues en roman. C’était le quotidien le plus lu avant 1970. Son tirage était monté jusqu’à 1,7 millions exemplaires, en plusieurs éditions quotidiennes. C’était un journal très populaire. Son déclin s’amorcera vers le milieu des années soixante, et se précisera clairement à la mort de Pierre Lazaref. Autant dire que c’était une institution française de premier plan. Une manière comme une autre pour le Fleuve noir d’élargir l’auditoire des San-Antonio et sans ...