Denis Mellier, La littérature fantastique, suivi de La fabulation noir, Rouge profond, 2026
En lisant des romans noirs ou en visionnant des films noirs, je me suis rendu compte d’une parenté plus ou moins relâchée avec le fantastique. Au cinéma des réalisateurs comme Jacques Tourneur ou Robert Wise se situent par leur filmographie au carrefour. C’est assez étrange, quoique de très grands écrivains aient travaillé dans la veine fantastique, c’est tout de même un genre qui peine à avoir pignon sur rue. Les surréalistes, Breton en tête, qui disaient détester le roman, toléraient pourtant le fantastique. Ils trouvaient qu’à la différence du roman en général il y avait là une ouverture vers une vision autre de la littérature, comme une imagination un peu plus débridée. La littérature fantastique est une réédition d’un titre qui avait paru en 2000 je crois, et qui était devenu introuvable. Denis Mellier est un spécialiste de la chose, un universitaire. Il y a donc ici deux ouvrages en un. Le premier travaille si on peut dire à la définition du dom...