Et Dieu créa la femme, Roger Vadim, 1956 Brigitte Bardot nous a quitté à l’âge de 91 ans. On la savait en mauvaise santé depuis quelques mois, les hospitalisations se suivant. C’est un monument du cinéma qui disparait. Non pas que sa filmographie soit des plus fournies et des meilleures, mais par le fait qu’elle a marqué son temps. Elle existait bien entendu avant Et Dieu créa la femme, mais c’est bien le film de Roger Vadim qui en fit une célébrité et une icône de la modernité. Saint-Tropez, c’est elle, mais il y a ce qui allait avec cette image, la liberté, lé décontraction, la volonté de chercher le bonheur. Femme émancipée avant l’heure, elle a été un modèle pour de nombreuses femmes françaises et au-delà. Ses relations masculines ont défrayé la chronique. Elle s’est mariée avec un autre acteur célèbre à son époque, Jacques Charrier, mais elle a refusé de s’occuper de son fils ! Elle se retirera du cinéma à l’âge de 38 ans, elle avait tourné une quarantaine de films ...
Si on doit s’intéresser à ce film, c’est pour plusieurs raisons, d’abord parce que c’est une des rares adaptations du prolifique romancier Mike Hammer. Ensuite parce qu’Harry Essex est un scénariste qui a beaucoup fait dans le film noir. Mickey Spillane est considéré comme un auteur fascisant, chasseur de rouges et machiste, en somme à la source du film noir dégénéré, reprenant les codes d’un genre qui appelle plutôt à la critique sociale, il en fait un motif du conservatisme social. Mais au-delà de l’histoire proprement dite, il y a les caractères et les images qui parfois la contredisent. Robert Aldrich, homme de gauche, s’était débrouillé pour retourner la problématique et en avait tiré avec Kiss me deadly un film fort intéressant [1] . I, the jury est le premier roman de Mickey Spillane, publié en 1947, son succès fut considérable, il se vendit dans le monde entier à des millions d’exemplaires et lui assurera une rente jusqu’à la fin de sa vie en déployant les avent...
J’ai beaucoup hésité à aller voir ce film, trouvant le sujet un peu scabreux, et l’esthétique affichée assez peu attirante. Cependant nous vivons une période de désert sur le plan cinématographique, que ce soit en France où aux Etats-Unis où les échecs ruineux se répètent, et je me suis que peut être ce film serait à voir. Leonardo Di Caprio est aujourd’hui un des rares acteurs – avec Matt Damon sans doute – capable de porter sur son nom un projet ambitieux et en même temps de remplir les salles de cinéma du monde entier. Mais si je lui reconnais un vrai talent d’acteur, sa filmographie récente compte peu de films de grande qualité. C’est un très gros budget, donné entre 140 et 175 millions de dollars. Le film de Paul Thomas Anderson est déjà un succès commercial et un succès critique, sans que ceux-ci soient cependant de très grande ampleur. Cinéaste ambitieux, porteur d’une conscience sociale affirmée, Paul Thomas Anderson avait déjà adapté un roman de Pynchon, Inerhent Vice,...
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