La nuit des espions, Robert Hossein, 1959 On s’intéresse assez peu à la carrière des acteurs en regardant vers quels rôles ils se sont dirigés. Il y a pourtant là une manière de système qui éclaire leur personnalité. Durant sa longue carrière, Robert Hossein a endossé très souvent le costume du mauvais garçon, du voyou, mais aussi du nazi. Dans tous ces rôles il était voué à disparaitre. Il incarnait souvent mal comme une manière de l’exorciser. On ne trouverait pas une telle récurrence par exemple chez Jean-Paul Belmondo. Et donc même si Robert Hossein a souvent dit que dans sa carrière cinématographique il prenait tout ce qu’on lui présentait, il est aussi tributaire de ses choix autant que de son allure physique. Celle-ci le vouait évidemment aux personnages sombres. Dans sa filmographie, il a été marqué par la Seconde Guerre mondiale. On le retrouve dans des rôles de résistants, par exemple en 1959 dans La sentence de Je...
Et Dieu créa la femme, Roger Vadim, 1956 Brigitte Bardot nous a quitté à l’âge de 91 ans. On la savait en mauvaise santé depuis quelques mois, les hospitalisations se suivant. C’est un monument du cinéma qui disparait. Non pas que sa filmographie soit des plus fournies et des meilleures, mais par le fait qu’elle a marqué son temps. Elle existait bien entendu avant Et Dieu créa la femme, mais c’est bien le film de Roger Vadim qui en fit une célébrité et une icône de la modernité. Saint-Tropez, c’est elle, mais il y a ce qui allait avec cette image, la liberté, lé décontraction, la volonté de chercher le bonheur. Femme émancipée avant l’heure, elle a été un modèle pour de nombreuses femmes françaises et au-delà. Ses relations masculines ont défrayé la chronique. Elle s’est mariée avec un autre acteur célèbre à son époque, Jacques Charrier, mais elle a refusé de s’occuper de son fils ! Elle se retirera du cinéma à l’âge de 38 ans, elle avait tourné une quarantaine de films ...
Si on doit s’intéresser à ce film, c’est pour plusieurs raisons, d’abord parce que c’est une des rares adaptations du prolifique romancier Mike Hammer. Ensuite parce qu’Harry Essex est un scénariste qui a beaucoup fait dans le film noir. Mickey Spillane est considéré comme un auteur fascisant, chasseur de rouges et machiste, en somme à la source du film noir dégénéré, reprenant les codes d’un genre qui appelle plutôt à la critique sociale, il en fait un motif du conservatisme social. Mais au-delà de l’histoire proprement dite, il y a les caractères et les images qui parfois la contredisent. Robert Aldrich, homme de gauche, s’était débrouillé pour retourner la problématique et en avait tiré avec Kiss me deadly un film fort intéressant [1] . I, the jury est le premier roman de Mickey Spillane, publié en 1947, son succès fut considérable, il se vendit dans le monde entier à des millions d’exemplaires et lui assurera une rente jusqu’à la fin de sa vie en déployant les avent...
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