Le conformiste, Il conformista, Bernardo Bertolucci, 1970

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Quand Bertollucci décide de tourner Il conformista, il est encore un jeune réalisateur prometteur qui a obtenu un succès critique avec Prima della rivoluzione. Il vient de tourner Strategia del ragno. Comme beaucoup de cinéastes italiens à cette époque, il est très engagé politiquement – il rejoindra la Parti communiste italien en 1968 – et se définit comme marxiste. Mais il est aussi considéré comme avant-gardiste dans la forme. Cependant, et justement avec Il conformista, il va donner une inflexion plus grand public à ses films, tout en gardant un point de vue politique, point de vue qu’au fil du temps il abandonnera. Il tournera ensuite Ultimo tango a Parigi avec Marlon Brando, film sulfureux et provocateur qui sera un immense succès planétaire. Il progressera en signant des films de plus en plus couteux jusqu’à L'ultimo imperatore en 1987 pour lequel il obtiendra l’Oscar du meilleur réalisateur. Sa carrière se perdra ensuite dans des films chichiteux, très coûteux et sans grand impact, peu rentables. Il faut donc voir Il conformista comme un tournant décisif dans la carrière de Bertolucci. Je ne peux pas dire que ce soit un réalisateur qui m’ait beaucoup passionné – je ne suis jamais arrivé à voir Novecento en entier, malgré la distribution prestigieuse – mais il a eu une importance historique dans le cinéma italien. Lorsque ce film est tourné, l’Italie développe une énorme production dans le genre poliziottesco, et le film de Bertolucci doit aussi une partie de son succès justement à l’influence du poliziottesco sur le cinéma. C’est un aspect qui n’est jamais soulevé, comme si le cinéma de Bertolucci existait indépendamment de son environnement cinématographique. Il conformista est un tournant pour Bertolucci, il adopte une forme narrative détourné du film noir, et c’est ce qui l’en écarte clairement du roman de Moravia dont la forme est beaucoup plus linéaire. Il abandonne les autres « innovations » cinématographiques de ses films précédents, « innovations » qui l’inscrivaient à cette époque comme une sorte de disciple de Jean-Luc Godard. Il avait déjà compris que pour avoir un succès commercial important, au-delà de la reconnaissance de la critique qui le plus souvent se laisse abusée par des pétitions  de principe, il fallait abandonner des innovations formelles relativement sans grande importance. Godard au contraire s’enfermera dans son obstination à emmerder le spectateur qui peu à peu l’abandonnera à ses élucubrations. 

Le film est construit sur le roman d’Alberto Moravia, un auteur italien qui avait beaucoup de succès surtout auprès des intellectuels – si ce mot veut encore dire quelque chose. Moravia est aujourd’hui oublié, mais il a eu une influence considérable en Italie et au-delà. D’origine juive, son vrai nom était Alberto Pincherle, il fut un antifasciste précoce puis il se rapprocha et s’inscrivit au Parti communiste italien dont il fut le député au Parlement européen. Il avait lu Freud et Marx sans forcément tout en comprendre. Et ce croisement l’orienta facilement vers une sorte de modernité critiquant le capitalisme au-delà de l’exploitation des travailleurs, disons pour sa culture mortifère. Plus d’une trentaine de ses romans ont été portés à l’écran, et souvent par des réalisateurs de premier plan comme Mauro Bolognini – cinq fois dont le fameux La giornata balorda, Vittorio De Sica pour La Ciociara, Luigi Zampa pour La romana, et même Jean-Luc Godard pour Le mépris, un des rares films de ce réalisateur à être rentré dans ses frais ! Damiano Damiani portera L’ennui à l’écran, mais aussi Una ragazza piuttosto complicata dont il fit avec succès un giallo. Bertolucci connaissait très bien Moravia, et il avait eu l’intention de porter un autre livre de lui, 1934, à l’écran, comme ça n’a pas abouti, Moravia en fut vexé. Mais pour Il conformista, Moravia était plutôt content de l’adaptation, malgré les « trahisons » de l’ouvrage. Il ne lui en a pas tenu rigueur[1]. 

Marcello va épouser Giulia que pourtant il méprise 

Le film s’ouvre sur l’arrivée de Marcello Clerici à Paris, il est en mission pour tuer le professeur Quadri qui a fui l’Italie fasciste. Marcello est un fasciste, lui aussi professeur de philosophie il a eu Quadri comme enseignant. Il a décidé de se marier avec Giulia, une jeune fille bourgeoise enjouée et pleine de vie qui prend la vie comme elle vient, elle est son exact opposé. Avant leur mariage, Marcello doit cependant se confesser, il révèle au curé qui est choqué, qu’enfant, il a été abusé sexuellement par le chauffeur de la famille qu’il pense avoir tué en jouant avec son révolver. Marcello est dans une opposition frontale à son père qui est enfermé dans un asile et qui perd la tête sans doute à cause de la syphilis. Il communique aussi difficilement avec sa mère qui est toxicomane. Fasciste assumé, il prétend agir et pour cela il va se mettre au service de la police secrète, qui lui confie une mission délicate, qu'il a lui-même sollicitée : assassiner le professeur Luca Quadri, son ancien professeur de philosophie et dissident politique notoire réfugié en France. C’est également un test pour vérifier la solidité des convictions fascistes de Marcello et on lui adjoint l’agent Manganiello pour le surveiller. 

Manganielo est chargé de surveiller Marcello 

Il doit profiter de sa lune de miel avec Giulia qu’il passera à Paris pour commettre son crime après avoir sollicité une entretien avec le professeur. Dans le train Giulia confie à son mari n’être plus vierge avoir été violée à l'âge de 15 ans par un homme beaucoup plus âgé, témoin à son mariage, et cela aurait duré des années. Ces révélations stimulent la libido de Marcello. Arrivé à Paris sous la surveillance constante de l'agent Manganiello, il contacte aussitôt Quadri, qui l'invite chez lui. Marcello qui ne cache pas à son ancien professeur qu’il est devenu fasciste, est attiré par la beauté d'Anna, la jeune femme du professeur, et lui propose même de s'enfuir ensemble. Elle le traite de fasciste et affiche son mépris pour lui. Marcello la viole et Anna semble trouva cela à son goût. Elle a d’ailleurs une sexualité peu conformiste et se livre à des attouchements sur Giulia. Dans le bal populaire, elles dansent ensemble d’une manière équivoque. Marcello et Manganiello arrivent en voiture au lieu choisi pour l'embuscade à Quadri, dans les montagnes de Savoie, le piège se referme sur le professeur qui est mortellement poignardé par des hommes de main. Il devient inévitable de tuer également Anna qui a décidé au dernier moment d'accompagner son mari lors du voyage. Après ce meurtre auquel Marcello n’a finalement pas participé, on arrive à la nuit du 25 juillet 1943, Marcello a maintenant une petite fille et apprend à la radio la chite de Mussolini. Il sort dans la rue et croise par hasard l'homme qui avait tenté de le violer, le chauffeur Pasqualino, qu'il croyait avoir tué. Il l'accuse publiquement de cet épisode qui l'a marqué à jamais et pour lequel il a passé sa vie à tenter de se conformer aux autres. Marcello, en l'accusant, lui attribue les horreurs qu'il a lui-même commises, dans un ultime chevauchement des rôles de bourreau et de victime, des origines et des conséquences de cette spirale de violence. Opportuniste il dénonce également l’aveugle qui l’accompagnait comme un fasciste. 

La visite à son père à l’asile d’aliénés se passe mal 

Je n’avais pas revu ce film depuis très longtemps et je n’en avais pas un bon souvenir. Bien entendu la réalisation est excellente et la photographie de Vittorio Storaro est magnifique et inventive. Elle joue un rôle de premier plan dans le bon accueil qui a été accordé à ce film. Cependant, cela ne suffit pas pour en faire un bon film. L’histoire est décousue et on se perd sur les intentions de l’auteur. On a beaucoup dit que le film était une sorte de psychanalyse du fascisme qui pointait les tares individuelles comme à l’origine de cette adhésion. Autrement dit les fascistes seraient des monstres en puissance et rien d’autre, le fascisme révélant la part sombre des individus qui y adhèrent. Cette thèse me semble bien légère quand on sait que des millions d’Italiens ont soutenu  cette politique avec enthousiasme. En outre Marcello apparait dans le film comme un velléitaire, voire un opportuniste, nous le voyons à la fin se renier et dénoncer Lino et Italo l’aveugle comme des fascistes qu’il faut épurer. L’idée selon laquelle Marcello serait devenu fasciste parce qu’il aurait été violé dans son enfance apparait assez limitée. La fin du film insiste sur le fait qu’en réalité serait un homosexuel honteux et qu’enfin libéré du conformisme fasciste, il va se livrer à ses tendances ainsi révélées. On voit en effet à la fin, Marcello tourné le dos à un jeune homme allongé sur en train de dormir. Ici d’est une incohérence scénaristique parce que tout le long du film Marcello est émoustillé par les révélations de sa femme et prend du plaisir à violer Anna qui ne demande que ça, alors qu’elle manifeste des tendances saphiques et qu’en plus elle se proclame antifasciste !   

Enfant Marcello croit avoir tué Lino Semirama 

L’idée centrale est que Marcello cherche à tout prix à se rendre conforme avec ce que la société attend de lui. Et cela dans tous les domaines et sous tous les régimes. Cependant il manifeste des tendances rebelles, à la fois quand il s’oppose à son père à l’asile, et quand il se confesse où cherche à démontrer dans le secret de la confession que justement il n’est pas du tout conformiste puisqu’il a commis un meurtre et que le meurtre est proscrit par l’Église. De même il refusera d’assassiner le professeur Quadri, bien qu’il le regarde très passivement, comme il regardera Anna se faire assassiner. C’est encore peut-être plus évident quand il regarde Anna et Giulia danser ensemble, il prend plaisir à ce voyeurisme, ce qui n’est pas très conformiste ! Dans ses joutes avec le professeur Quadri, il agit comme un provocateur, et certainement pas comme quelqu’un qui voudrait faire des choses discrètement. 

On lui confie une arme pour tuer le professeur Quadri 

Le film est construit comme un film noir, avec plusieurs flash-backs qui sont censés expliquer, et qui devraient ménager une sorte de suspense. Mais de suspense il n’y en a pas, et Marcello se révélera incapable de commettre le crime qu’on lui demande d’exécuter. Le fait qu’il ne passe pas vraiment à l’acte, se contentant de regarder, montre qu’au fond il n’est pas vraiment devenu fasciste. Les vrais, ce sont ce qui vont poignarder le professeur Quadri d’une manière sauvage. C’est un film extrêmement bavard et en même temps qui ne dit finalement rien de la psychologie de Marcello, ce qui aurait dû être le point fort du film. A tout prendre on trouve bien plus de finesse psychologique dans n’importe quel film noir étatsunien que dans le film de Bertolucci.  

Dans le train Giulia confesse le fait qu’elle a été violée 

Si on examine les rapports de Marcello avec les femmes, nous ne sommes guère plus avancés. Giulia est présentée par Marcello comme une idiote, mais au fond elle apparait bien plus saine que lui. Anna est plus tortueuse, elle semble jouer en trompant son mari mais aussi en trompant son amant d’un soir en flirtant avec Giulia, bien que les rapports sexuels entre les deux femmes soient assez fortement suggérés. Est-ce qu’Anna donne du plaisir à Giulia, un plaisir que son mari « conformiste » est incapable de lui donner ? Est-ce qu’Anna représente cette bourgeoisie décadente qui se donne des airs en jouant l’antifascisme ? Cela n’est pas déterminé. Si la question sexuelle est présente tout au long du film, Bertolucci ne sait pas trop quoi en faire. D’un côté on voit Marcello qui aurait été contaminé par le viol que lui a infligé Lino, comme quand le vampire mort sa victime pour en faire à son tour un vampire, mais de l’autre n’assumant pas son homosexualité latente, il semble prendre du plaisir avec les femmes, s’il n’a pas de difficulté avec Guilia, il est tout content de partir à la conquête d’Anna pour se prouver sa virilité. 

Chez le professeur Quadri Marcello fait la connaissance de militants antifascistes 

L’ensemble du film est extrêmement bavard, démonstratif, comme un jeu entre des intellectuels qui se cherchent des raisons à leur existence un peu tordues. Ça donne des scènes assez lourdes et pénibles, par exemple la scène de la confession qui dure bien trop longtemps, certes les Italiens aiment toujours assez bien tourner en dérision l’Église pour en montrer le côté archaïque – et encore à la fin des années soixante c’est encore un combat pour faire entrer le divorce dans la loi laïque – mais cela aurait pu être moins appuyé. Présenté le confesseur comme une sorte d’imbécile est un peu sommaire, même si on se doute bien que sous le fascisme on pouvait encore trouver des curés qui non seulement soutenaient Mussolini, mais qui encore présentaient une morale des plus sommaires. Cependant si Bertolucci cherche à montrer que l’Église et le fascisme sont les deux faces d’une même pièce, c’est plutôt une vision dépassée puisqu’à cette époque de nombreux intellectuels fascistes et Mussolini lui-même sont plutôt bercés des récits de l’antiquité que de la chrétienté. Une des raisons du succès initial de Mussolini a été tout de même sa volonté d’inscrire sa trajectoire dans l’histoire de la modernité. Autre scène assez inutile le diner aux restaurant chinois où Marcello discute avec le professeur Quadri tout en faisant du pied à sa femme. C’est bien long. Au totale je pense qu’on aurait pu amputer le film d’une bonne vingtaine de minutes sans rien manquer d’important. Ça donne dans la pédagogie biscornue pour justifier les comportements ou les expliquer 

Marcello séduit brutalement Anna 

Ces dialogues très lourds plombent le film et la réalisation. Certes celle-ci possède de très nombreuses qualités, d’abord un grand soin apporté au choix des décors. Cela s’accompagne d’une mise en couleurs parfaitement réussie, et là on retrouve la qualité de la photo de Vittorio Storaro. Celui-ci a été un des compagnons réguliers de Bertolucci qui lui doit beaucoup. Il obtiendra l’Oscar de la meilleure photographie pour L’ultime imperatore du même Bertolucci, mais il l’avait eu aussi pour Apocalypse Now. Storaro a aussi beaucoup travaillé avec des réalisateurs comme Bolognini ou Luigi Bazzoni, des réalisateurs qui apportent un soin minutieux à la qualité de l’image. Il travaille beaucoup sur la couleur, le blanc quand Marcello va visiter l’asile où son père est enfermé, le rouge dans les scènes érotiques, ou encore le bleuté pour mettre en évidence la froideur du caractère de Marcello. Le cadre est presque toujours parfait, je dis presque parce qu’on trouve quelques coquetteries, des plans penchés qui nuisent selon moins à la mise en forme du récit. Chaque scène est presque parfaite, cependant, le rythme est assez pénible et les enchainements poussifs. Si la scène du bal populaire est magnifiquement filmée, il n’en demeure pas moins qu’elle est bien trop longue, comme si Bertolucci se délectait de sa capacité à saisir les mouvements de la foule. 

Dans un bal populaire Anna et Giulia se livrent à une scène osée 

La scène de l’assassinat de Quadri est assez mal filmée, confuse, sans doute parce que Bertolucci a voulu désincarner les assassins, mais cela nuit à l’efficacité et à l’horreur de ce crime. La scène finale qui voit Marcello retrouver Lino est assez mal filmée, c’est assez étriqué et fermé, du studio, tourné à l’économie. Mais dans l’ensemble Bertolucci a un bon sens de l’espace, et donne de l’expressivité à l’architecture. Je pense à la scène de l’asile d’aliénés qui est filmée dans les mêmes tonalités et la même distance d’avec son sujet, que la visite de Marcello au siège de la police secrète. Si on oppose les scènes filmées en Italie et celles filmées à Paris, on voit que les premières sont lumineuses, comme surexposées, modernes en quelque sorte, tandis que les secondes son sombres, comme si la France du Fron populaire s’opposait au progrès et à la modernité telle qu’elle est adoptée en Italie. 

La voiture du professeur est bloquée 

L’interprétation est centrée sur Jean-Louis Trintignant. C’est un acteur que j’ai toujours trouvé assez inexpressif, abonné à cette époque à des rôles de personnages vivant une tourmente intérieure. Si vous regardez ce film en français, vous aurez sa vraie voix, c’est un peu aigre et assez plat. Peut-être est-ce ça qui m’a éloigné de ce film. Je sais bien qu’aujourd’hui on a tendance à considérer Trintignant comme un grand acteur, mais ce n’était pas le cas à l’époque, quand il tournait principalement en Italie. On le voyait comme un acteur de second ordre, petit de taille, doté d’un physique un peu difficile. Dans le rôle de Marcello, il semble toujours hésité entre une forme d’autorité grandiloquente et une grande désinvolture. Il est carrément ridicule dans la scène où il s’essaye au maniement d’un révolver dans les locaux de la police secrète. 

Les fascistes tuent Quadri en le poignardant 

Plus intéressante me parait être Stefania Sandrelli dans le rôle de Giulia, elle est pleine de vie, finalement assez drôle et apporte un contrepoids bienvenu à tous ces gens qui font de la politique et se prennent bien trop au sérieux. C’est une très grande actrice. Dominique Sanda incarne Anna. A l’époque elle n’a que dix-neuf ans, mais elle a déjà beaucoup d’autorité, sa voix blanche est toujours aussi gênante cependant, elle est le pendant de Jean-Louis Trintignant. Les seconds rôles ne sont pas très marquants. Gaston Moschin est une sorte de garde du corps, un peu bourru qui, tout soudain, après le meurtre de Quadri et de sa femme va pisser un coup en faisant part de ses états d’âme. Il y a également Pierre Clémenti, à l’époque un grand acteur en devenir. Il mourra bien trop jeune pour qu’on s’en rende compte. Ici il est Lino le violeur de Marcello enfant. Il est assez peu convaincant, et encore moins convaincant dans le final où on le voit vieilli et affublé d’une perruque ridicule. 

Marcello joue avec sa fille tout en apprenant la chute de Mussolini 

C’est selon moi un film assez raté. Et il ne m’étonne pas que Bertolucci ne se soit pas plus étendu sur lui dans ses mémoires, et qu’il n’ait pas voulu ensuite faire un autre film sur cette période trouble de l’Italie. Une partie de son succès à l’époque provient sans doute de de ce côté un peu chichiteux qui étonne au premier abord sur un tel sujet, et qui consiste à déplacer la focale de l’action proprement dite – il n’y en a pas – vers l’introspection. Mais tout cela a vraiment beaucoup vieilli et semble de peu d’utilité à une époque où parle urbi et orbi du retour du fascisme sur le plan politique en Occident. D’ailleurs Bertolucci n’inscrivait pas sa réflexion dans une contemporanéité, mais plutôt dans une interrogation sur l’histoire de son pays. 

Marcello promène l’aveugle 

On trouve aujourd’hui très facilement des belles éditions de ce film, en Blu ray ou en 4K. J’ai été aussi assez déçu de la musique de Georges Delerue qui d’habitude avait de meilleures intuitions. 

Marcello a retrouvé par hasard Lino qu’il croyait avoir tué




[1] Bernardo Bertolucci, Mon obsession magnifique : Écrits, souvenirs, interventions, Le seuil, 2014.

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