Le monde de San-Antonio, n° 104, 2026
Le monde de San-Antonio est le périodique de l’Association des amis de San-Antonio. On y parle de Frédéric Dard sous un peu toutes ces identités. Mais ça déborde pas mal ! Ce numéro du printemps/été 2026 est très intéressant – du moins pour des gens comme moi ! D’abord il y a un fort dossier sur Michel Gourdon, l’illustre illustrateur du Fleuve Noir qui a beaucoup donné pour faire les couvertures des éditions de San-Antonio, Frédéric Dard et autres Frédéric Charles. On a une très belle présentation de notre ami Jacques Bernard, dit le Piton, suivie d’une interview de Michel Gourdon lui-même qui aura été assez mal traité et abandonné par son éditeur qui remplaça son imagination par des photos assez laides. Jacques nous dit fort justement que ses illustrations qui ne s’arrêtèrent pas à Frédéric Dard et ses pseudos – même si l’abondance des titres publiés par lui en fit un des auteurs les plus illustrés par Gourdon – participèrent au succès de la maison. Ce n’est pas la première fois que le MSA parle de Gourdon, mais il est bon de nous le rappeler.
J’avais il y a quelques années écrit un petit texte sur les adaptations de Jean-Pierre Mocky des romans de Frédéric Dard. Je ne l’avais pas ménagé[1]. Dans le dernier MSA on trouve un article de Gérard Reymond qui relate sa rencontre avec le réalisateur. C’est un article à charge je dirais qui met en évidence le caractère bouffon de Mocky. Certes dans ce milieu il y a beaucoup de grandes gueules, mais Mocky avait tout de même du talent pour faire croire qu’il était un bon réalisateur avec des idées, alors qu’il était vraiment mauvais. Il fabriquait ses films avec des bouts de ficelles, c’est vrai, mais cela ne les rendait pas meilleurs pour autant. A mon sens il a saboté les adaptations des ouvrages de Frédéric Dard, même si Y’a-t-il un Français dans la salle ? a eu un petit succès. Il a fini par se fâcher avec Frédéric Dard qui, à l’inverse, n’était pas du genre à se prétendre le meilleur des écrivains du monde. L’article de Gérard Reymond est très drôle et bien torché, et on comprend sans doute ainsi mieux pourquoi Mocky est resté un petit magouilleur, et un cinéaste de seconde catégorie. Paix à ses cendres !
Pour les collectionneurs, dont je ne suis pas tout à fait,
il y a encore un travail de bénédictin de Jean-François Pribile qui fait le
point sur les nombreuses préfaces que Frédéric Dard a écrites le plus souvent
pour faire plaisir à des amis ou à des personnes qu’il appréciait.
[1]
https://alexandre-clement-films-noirs.blogspot.com/2025/01/jean-pierre-mocky-et-frederic-dard.html
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