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Affichage des articles du novembre, 2025

Une incroyable histoire, The window, Ted Tetzlaff, 1949

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  Inspiré d’une nouvelle de William Irish (Cornell Woolrich), il rappelle un peu par certains éléments Rear windows d’Hitchcock, lui aussi basé sur une nouvelle de William Irish. C’est l’histoire d’un gosse de 8 ans qui a l’habitude de raconter des histoires abracadabrantes et donc ses parents ne le croient plus. Comme il fait chaud, il décide d’aller dormir sur l’escalier de secours. Mais de cet endroit, il va être le témoin d’un meurtre, pour de l’argent les Kellerson assassine un homme et s’en vont planquer son cadavre au cœur d’un immeuble désaffecté qui menace de s’effondrer. Tommy raconte ce qu’il a vu à sa mère qui ne le croit pas et l’envoie bouler. En désespoir de cause, il va jusqu’au commissariat pour dénoncer les Kellerson. La police ne le croit pas plus, mais les Kellerson sont alerté par la mère de Tommy qui a la très mauvaise idée d’exiger de son fils qu’il aille s’excuser auprès des Kellerson. Tommy se retrouvant seul, son père part travailler, sa mère se rend au ...

Dario Argento, Peur, Rouge Profond, 2018

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  Dario Argento a tenu une place importante dans le cinéma de genre en Italie dans les années soixante-dix, quatre-vingts et un petit peu au-delà. Si on peut le considérer comme un continuateur de Mario Bava, il a évolué à l’inverse de celui-ci, passant du giallo au film d’horreur, avec une surenchère dans le gore. Il a développé une esthétique très personnelle, et bien qu’il s’avoue lui-même comme un disciple d’Hitchcock, sa thématique est très différente et surtout, il n’utilise pas cette maniaquerie d’un humour anglais un peu frelaté. En un peu plus de cinquante ans de carrière, il n’a réalisé qu’une vingtaine de films. Il a donc pris son temps pour tourner, d’autant qu’il était lui-même la plupart du temps aussi l’auteur du scénario. Le succès public en Italie, comme à l’international, le lui permettait. On notera que la France est un des pays où son œuvre aura été des plus mal reçues, comparativement aux Etats-Unis par exemple. Mais chez nous le cinéma dit de genre, italien ...

J’ai grandi en prison, Outside Wall, Wilbur Crane, 1950

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Voilà un petit film noir qui oscille entre série B et série A. C’est signé Crane Wilbur. Celui-ci commença par faire une carrière d’acteur, puis de scénariste et enfin de réalisateur. S’il n’a pas fait que du noir, il en a fait pas mal, et s’est spécialisé dans le sous genre de prison, en 1937, il avait déjà signé le scénario d’ Alcatraz Island en 1937, celui de Crime School de Lewis Seiler en 1938 [1] , celui de Girls on Probation toujours en 1938. En 1948 il réalisa lui-même Canon City. Il écrivit aussi le scénario de He Walked by Night d’Anthony Mann où il y avait déjà Richard Basehart [2] où il n’y avait pas de prison, mais un gangster atypique. Ensuite en 1950 il écrit et réalise Outside The Wall, et ce film ayant bien marché, il fut suivi en 1951 par Inside the Walls of Folsom Prison avec le toujours très bon Steve Cochran. La même année il donnera le scénario de I Was Communist for the FBI de Gordon Douglas, il film de propagande anticommuniste bien sûr, mais usant des canons...

Énigme à quatre inconnues, Mister Buddwing, Delbert Mann, 1966

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      James Garner détestait ce film qu’il disait ne pas comprendre et à sa sortie, ce fut un flop [1] . C’est donc un film un peu maudit. C’est loin d’être un film parfait, mais il y a beaucoup de choses intéressantes. Et au moins ce film est original. D’ailleurs c’est une époque qui est comme ça, dans la première moitié des années soixante, il y a beaucoup de tentatives pour éviter les fictions trop linéaires et répétitives, et celle-là en est une. Delbert Mann est un réalisateur un peu oublié, mais il eut un moment de gloire avec Marty qui obtint en 1955 la Palme d’or à Cannes, et l’Oscar du meilleur réalisateur en 1956. Il a sans doute abusé de ce succès, et il aura d’ailleurs du mal à maintenir son statut. Il est toujours resté un peu à la marge, et même quand il réalisa un film de guerre, The Outsider, qui se passait à Iwo Jima, il s’arrangea pour en faire un plaidoyer pro-indien. Sa carrière n’avait pas vraiment de ligne directrice, si ce n’est une manière de cri...