En quatrième vitesse, Kiss me deadly, Robert Aldrich, 1955
I l y a quelques années encore ce film passait pour un des chefs-d’œuvre du genre. Mais avec le recul, il ne reste qu’un film assez banal, surtout remarquable par la réalisation. Un détective privé trouve sur sa route une femme qui fuit un asile psychiatrique où elle a été enfermée. Rattrapés par une bande d’assassins, la fille mourra et Mike Hammer, le héros, va échapper miraculeusement au même sort. Évidemment, il va faire en sorte de découvrir la vérité. Selon la tradition, l’action se passe à Los Angeles, il va se heurter à la fois aux truands et à la police. Il découvrira tardivement la vérité. Entre temps, il aura évité un grand nombre de danger et de pièges, et démolit un grand nombre de truands, semblant ainsi jouir de sa propre violence à la manière d’un prédateur. Avec une morale banale, il faut combattre le mal par le mal et assumer d’être encore plus violent que ces ennemis. L’affiche française est bien mieux que l’américaine, ce qui est assez rare pour ê...