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Affichage des articles du juillet, 2025

Vacances d'été du 1er aout au 1er septembre

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  Ce blog sera en pause et reprendra au début du mois de septembre. Bonnes vacances à tous !

Fernando Ayala, Un meurtre pour rien, Los tallos amargos, 1956

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Ce film doit être considéré comme un pur film noir, avec une dose d’invraisemblance extrêmement élevée donc. Fernando Ayala n’est pas connu spécialement pour ses films noirs, mais plutôt pour avoir eu une approche politique du cinéma, contestant le régime répressif argentin. En France sa renommée n’a pas touché grand monde, notre pays étant plutôt fermé sur les cinématographies étrangères, les distributeurs manifestant peu d’enthousiasme pour jouer le rôle d’éclaireurs en la matière. Bien sûr cela n’est pas vrai pour les films américains, mais cette débauche de productions hollywoodiennes a d’abord été le résultat d’accords d’État à État à la Libération, ce qu’on a appelé les accords Blum-Byrnes qui obligeaient très sérieusement la France à distribuer largement les productions américaines sous peine de se voir refuser le soutien du plan Marshall. Et si on a eu des films italiens en grande quantité c’est parce qu’il s’agissait souvent d’accord de coproduction, c’est ce qui explique d’...

Le vampire noir, El vampiro negro, Román Viñoly Barreto, 1953

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Le film de Fritz Lang est emblématique, et il a été souvent copié, ou du moins, il a été une source d’inspiration pour plusieurs films. J’avais dit tout le bien que je pensais du remake de Joseph Losey sur ce thème [1] , mais à cette époque je ne connaissais pas du tout El vampiro negro. Or le film de Román Viñoly Barreto s’il emprunte à Fritz Lang emprunte aussi à Losey, notamment la scène où le tueur s’agenouille devant ceux qui l’ont capturé pour plaider sa cause en irresponsabilité ! Juste retour des choses, Le vampire de Düsseldorf de Robert Hossein [2] s’inspire pour certains aspects du film de Román Viñoly Barreto, par exemple la relation sado-masochiste que le tueur entretient avec une chanteuse de cabaret qui se moque ouvertement de lui. Souligner ces emprunts ne préjuge pas d’un manque d’originalité, bien au contraire. Tous ces films sont des variations sur un même thème, tout en revendiquant d’un traitement formel différent. Le scénario est ici écrit par Román Viñoly ...

Que la bête meure, La bestia debe morir, Román Viñoly Barreto, 1952

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  On connait assez mal les cinématographies périphériques, en dehors de celles des Etats-Unis et de l’Europe. Pour ce qui me concerne, je déplore de ne pas connaitre assez bien les cinématographies japonaise, argentine, et même mexicaine. il y a là pourtant une kyrielle de films noirs très intéressants. L’Argentine c’est ce pays qui a permis à Pierre Chenal lorsqu’il s’est exilé qu’il puisse continuer son travail. Pour bien comprendre l’importance de ces films, il faut penser qu’ils appartiennent à ce qu’on a appelé l’âge d’or du cinéma argentin. Entre 1930 et mettons 1959, l’Argentine était non seulement la cinématographie la plus importante de l’Amérique latine, mais aussi le premier pays au monde à produire des films en langue espagnole. Ces films s’exportaient dans tous les pays hispanisants. Ils s’appuyaient aussi sur une volonté protectionniste des gouvernements argentins de s’émanciper de la tutelle du cinéma étatsunien. Ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’Hollywood n’ex...